22.07.10
What should I do, why should I stay ... You give me pain !
Good night, travel well. J'arrive en trombe à l'aéroport de Martinique et suis parmi les derniers à m'enregistrer. Enfin presque : juste avant moi, mon Sans-Chaise dépose ses bagages sur le tapis.
Dernière cigarette avant de monter dans un avion quasiment vide. Vers le fond de l'appareil, où nous nous installons, plusieurs banquettes vides sont à notre disposition. 8 heures de vol que mon Sans-Chaise et moi meublons facilement, grâce aux écrans personnels qui mettent à notre disposition les albums intégraux de nombreux artistes. Ce coup-ci, je me suis concentré sur l'album de "Crookers" qui est une grosse bombe. Les meilleures pistes sont en fait celles qui comportent un featuring. J'ai par contre fait l'énorme bêtise de mater "Twilight II". Je l'ai regretté à mort. Des longueurs à n'en plus finir, de la mièvrerie prépubère, un tas de trucs inintéressants quoi. 2h avant l'atterissage, Sans-Chaise et moi allons dicuter à l'arrière de l'avion en enchaînant les verres de Coke, assis sur la porte de l'avion. Puis on arrive à Paname. 19 putain de degrés dans mon cul, ça change de la Martinique. Surtout que cette fuckin' grève des contrôleurs aériens m'oblige à récupérer mes bagages lors de ma correspondance. Ca n'aurait pas été un si gros problème si on avait pas PERDU MES BAGAGES. Sa mère le caniche, j'avais la rage, même si une bagagiste sympa a vite fait le nécessaire pour me les remettre, souriante et concernée.
Je quitte ici mon Sans-Chaise qui reste dans sa famille à Paname et je traverse le hall de l'aéroport en mode zombie à la recherche de mon guichet d'enregistrement. Les 3 derniers jours qui ont été marqués par des nuits de 2h maximum se rappellent à mon souvenir, et je lutte pour ne pas tomber raide endormi sur mon chariot. Répétitions, concert, paperasses, démarches, sorties, tout s'est enchaîné à l'aube de mon départ au grand désarroi de mon sommeil. Je finis par embarquer dans le vol qui m'emmène à Montpellier, où avant de m'endormir sur le manche de ma guitare, je crois voir monter Anthony Kavanagh. Soit j'étais vraiment fatigué, soit il a un sosie, parce que un humoriste Canadien hyperconnu ne peut pas être sur un vol régionnal ... Bref, j'arrive enfin a Montpell' où ma mère et mon ptit frangin m'attendent tout sourires, avant qu'on prenne la direction de la maison pour un repos bien mérité. Finalement, on zappe le dodo pour filer chez la doudou qui vient de m'envoyer un message. Mais aujourd'hui, malgré une nuit peu conséquente, je suis en forme, prêt pour de nouvelles aventures par les 20 degrés ambiants vraiment dépaysants ... La fin d'une Rockstar Martiniquaise dans un froid trans-Sibérien, oyeah !
13.07.10
Ooh, Bryn … wait for the seasons to come back to me !
Ay. Ay. Ay. The soirée. Première cuite au Champagne … en effet je n’en avais jamais autant bu de ma petite vie de Rockstar.
Mon frangin m’appelle vers 17h00 alors que je suis dans le bus qui me ramène de ma répétition du jour. Il me propose de faire la soirée « Bacheliers » qui a lieu au Coconuts … Même si je n’aime pas cette boîte, la perspective de passer la soirée avec mon grand frère me réjouit et je décide de foncer. Il vient me récupérer vers 22h00 et avec sa copine, nous allons à son appartement où pendant qu’il se prépare je m’amuse à faire sa vaisselle vu que ce flemmard n’y touche qu’une fois par semaine. On décolle ensuite en direction du club où, dans le carré VIP bien sûr, nous débouchons la première bouteille de Champagne. Des amies que j’avais trop envie de revoir ont débarqué dans la soirée, pour notre plus grand plaisir. Discussions enflammées allant des fantômes aux relations sentimentales compliquées. Je n’ai même pas dansé et pourtant je sais que cette soirée restera gravée dans ma mémoire pour longtemps, tant je l’ai appréciée. On enchaîne les coupes de Champagne et la bonne humeur s’établit définitivement. Une super amie que je mourais d’envie de voir s’est vue recaler à l’entrée à cause de ses potes un peu trop bourrés, et je n'ai pas pu la checker ce soir ... c’est la seule déception que je tirerai de cette excursion à Rivière-Salée. Le mot de la fin ? Le Champagne, j’adore, nom d'une pipe en bois.
Le lendemain, je décide de faire avec les friendz un petit tour au Litchee Bar. Soirée agréable, surtout que mon Sans-Chaise était là. Vers 23h, alors qu’on est allés se caler vers le ponton, Laeti m’appelle pour me dire qu’elle monte avec ses copines chez elle pour une partie d’ « action, chiche ou vérité ». Après avoir bien ri et m’être assuré qu’elle était sérieuse, elle me dit qu’elle est avec mon frangin et qu’ils viennent me prendre tout de suite. La partie d’ « action-chiche-vérité » la plus HOT que j’aie jamais vue, grâce à une application Iphone. Le lendemain, je réveille le frangin à 9h00 et il me dépose en répet’. Sinon, demain, au programme : OverNever joue en boîte de nuit, rien que ça ! On est trop des Rockstaaaaars quoi, mon gars. Ouh Yeah.
11.07.10
You're my best friend … I was twenty-three, you were twenty-five
La suite de la Saga OverNever : mon premier concert (avec ce groupe).
Le manque de répetitions était flagrant, mais notre son est plutôt bien passé finalement. D’abord, j’arrive avec le bassiste dans le bar avec du retard. A peine le temps de faire quelques branchements et vérifications que le concert doit déjà démarrer, sans que nous n’ayons pu prendre le temps de faire une balance en bonne et due forme. Le gérant du bar s’approche de moi, m’offrant une Heineken, dont je bois quelques gorgées rafraîchissantes, à côté du guitariste qui descend un grand verre de Coke. Démarrage en trombe sur une de mes compositions. Nombreux problèmes avec ma disto’ que j’ai eu du mal a régler dans l’aprem, mon son contient trop « d’aigus » et n’est pas assez « gras » : premier solo quasi-foiré. Je tente de régler durant la pause l’ampli’ qui est branché sur ma pédale, sur les conseils du batteur de mon ancien groupe qui a fait le déplacement avec son chanteur pour venir nous voir jouer. Le son rend un peu mieux, mes solos et autres riffs sonnent bien, et même si personne dans le groupe ne connaît la structure exacte de chaque morceau, on commence à se détendre. On se permet même de jammer un peu sur certains morceaux, pour clôturer le concert sur notre morceau phare, qu’on nous a fait « bisser » d’ailleurs. Gros moment de kiff, chacun des musiciens se lâche, on met l’ambiance. La représentation terminée, on va choper quelques verres (gratuits pour les artistes, yeah !!) au bar, au milieu de toutes les félicitations et encouragements. Après ce moment sympa, on décide de finir la soirée en boîte. Le Maximus est vraiment trop fréquenté en ce moment, c’est intenable. Je commence même a y croiser les petits enfants sages de ma classe de terminale, y’a trop de monde, on étouffe, les clims tombent en panne, deux soirées de suite que c’est comme ça alors moi je n’y mettrai plus les pieds. Sur la route, à 4h00 du mat’, OverNever monte à Tartane pour passer la nuit dans la résidence secondaire de Yomm. Je me suis effondré dans le même lit que mon chanteur, quasiment dans ses bras, et j’ai dormi comme jamais, mort de fatigue ...




